Au terme d’un second tour qu’il a perdu, Laurent Gbagbo refuse de reconnaître les résultats et se fait installer par le président du Conseil constitutionnel. Des contestations s’en suivent et très vite les affrontements prennent une ampleur nationale puis internationale. Malgré une résistance farouche, le président ivoirien Laurent Gbagbo sera capturé à la suite d’une attaque contre sa résidence.

On est le lundi 11 avril 2011, cette date marque la fin de quatre mois de crise post-électorale. Annoncé perdant de l’élection présidentielle par la commission électorale, le président Gbagbo refuse de céder le fauteuil et se fait installer par le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N’Dré. Ainsi la bataille s’internationalise et les forces françaises Licorne sont mises à contribution pour installer Alassane Ouattara avec la bénédiction de l’ONU et son soutien à travers l’ONUCI. La guerre prend forme et à l’international, en France notamment, sept policiers français sont blessés lors des échauffourées qui ont éclaté au cours d’une manifestation de partisans du Gbagbo sur les Champs-Elysées.

L’union européenne qui soutient Alassane Ouattara va applaudir à l’arrestation de Gbagbo qui crie au coup d’Etat quelques heures avant sa mise aux arrêts. Des raids sont ordonnés par le secrétaire général des Nations Unies pour détruire les armes lourdes de Gbagbo et protéger les civiles. Etouffé par le cordon qui s’était formé autour de lui, le président ivoirien dénonce : « des chars conduits par les forces françaises ont bloqué toutes les voies d’accès vers Cocody durant la matinée. Et les soldats français ont arrêté et désarmé nos militaires. C’est un coup d’état organisé par la France ».

La crise qui fait suite aux résultats du second tour de la présidentielle tenue le 28 novembre 2010 est d’autant plus complexe qu’elle divise les institutions chargées de l’organisation de l’élection : le Conseil constitutionnel reconnaît la victoire de Gbagbo alors que la commission électorale indépendante penche du côté d’Alassane Ouattara, tout comme la communauté internationale. La bataille pour le pouvoir aura coûté la vie à 3 248 morts et causé d’énormes dégâts matériels. C’est conscient de ce lourd bilan que, le soir de son arrestation le 11 avril, le président Gbagbo lance cet appel d’apaisement : « je souhaite qu’on arrête les armes et qu’on entre dans la partie civile de la crise, et qu’on conclue rapidement pour que le pays reprenne ». Aujourd’hui, 11 avril, le processus de la réconciliation est en plein envol avec de fortes décisions telles que la libération de Mme Simone Gbagbo et le probable retour en Côte d’Ivoire de Charles Ble Gude, fidèle compagnon de l’ex président déchu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here