Administration sénégalaise – De l’ingratitude dans les rapports de subordination : le cas SENELEC (Par Birane Yaya Wane)

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Il nous est difficile de déterminer par quel bout commencer pour parler des égarements de l’administration de la SENELEC, tellement cette farce de mauvais goût commence à nous importuner, à nous saouler parce que c’est quand même invraisemblable.
Dites-vous bien tous ces mensonges, toutes ces calomnies véhiculés par le directeur général de la SENELEC sont portés contre son ministre de tutelle, une attitude qui constitue un précédent dangereux dans le mode de gouvernance de notre pays.
Cette haine grossière, voire débordante du directeur général de La SENELEC commence à nous agacer, nous inquiéter, à inquiéter toutes les personnes qui ont le profil de DG et qui seront appelés un jour à remplacer un autre DG à une station de haute importance.
Entre gens responsables, civilisés, courtois, élégants et grands d’esprits cette haine, cette attaque frontale sans retenue n’est permise que quand un homme te chipe ta copine que tu aimes et là je présume que Monsieur le Ministre Mouhamadou Matar Cissé ne l’a pas fait et ne le fera jamais.
Sinon, des personnes comme Mr Mademba Sock ancien employé de cette boîte, à la retraite depuis plus de dix (10) ans, parrain désigné du DG Bitéye , qui le fait manœuvrer comme il veut telle une girouette alors qu’ils ne sont pas de la même génération. Et l’Etat le laisse faire, tel qu’un intouchable. Car, cela fait presque seize (16) ans que ce monsieur est président du conseil administration de l’agence sénégalaise de l’électrification ( ASER) et Président du conseil d’administration de la caisse de sécurité sociale (CSS), mandat qui a échu en fin depuis 2017, un vrai cumulard. Et quand lui et sa bande de lobbyeurs sont reçus par le président de la république il y’a toujours pénurie de teinture noire « NIOULLAL » sur le marché ; en cause leur volonté de montrer au chef de l’état qu’ils n’ont pas de cheveux blancs alors que c’est le troisième âge en continu, pour ne pas dire le quatrième âge directement.
Dès lors en tant qu’usager de l’administration centrale, je suis à l’aise pour dire, après vérification, que le DG de SENELEC ne va plus assister aux réunions de coordination organisées par le cabinet ministériel afin de d’assurer le suivi des dossiers et aussi préparer les communications du Ministre lors des réunions hebdomadaires du Conseil des ministres présidé par son excellence monsieur le Président de la république.
Sans parler des autres problèmes à régler illico presto au quotidien et qui ont besoin d’avoir l’aval du Ministre pour entériner, je peux en énumérer d’autres. Donc l’ambiance est morose, la situation est délétère voire invivable et asphyxiante.
Monsieur Bitéye ne nous apprend rien de nouveau en management. Un directeur général a ce pouvoir discrétionnaire de demander à son service financier de payer une facture avant échéance. Les soixante jours de SENELEC pour payer la facture d’un fournisseur découlent de sa marge de manœuvre dans sa trésorerie pour payer les charges fixes mensuelles. Rien n’empêche à un DG d’éponger les factures qu’il veut surtout avec des fournisseurs qui ont eux aussi des charges souvent trop lourdes. Si vous ne le faites pas, c’est que vous avez certainement opté de ne pas partager avec les acteurs économiques leurs soucis de performances.
D’après mes analyses, cette désinvolture, cette guérilla doublée d’une intifada a commencé le 30 Aout 2015, le, jour où son excellence le président Macky, dans sa résidence secondaire de Popenguine où il était en vacances, avait convoqué tous les directeurs de services centraux et Agences de l’Etat du Sénégal, pendant dix (10) heures d’horloge. Depuis cette date, les rapports entre certains DG et leurs ministres de tutelle sont devenus sûrement exécrables, leurs divergences sont étalées au grand jour à Sandaga.
Aujourd’hui c’est le tout puissant DG de la SENELEC M. PAPA MADEMBA BITEYE qui joue sa partition contre son ministre de tutelle Mouhamadou Mactar Cissé.
Ces mêmes problèmes ont opposé le ministre des Finances Amadou Ba au directeurs des domaines Ibrahima Wade puis Mamadou Mamour Diallo, idem pour le Ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo au directeur des domaines Mame Boye Diao, le ministre de la Communication à son directeur de l’agence de presse sénégalaise (APS), les mêmes problèmes ont opposé le ministre Oumar Gueye à l’ex directeur général du port Mr Cheikh Kanté. On n’arrive plus à compter du bout des doigts ces MORTAL COMBAT, ces guéguerres que rien ne justifient avec à la clé un seul perdant qui est l’usager de l’administration sénégalaise . A se demander si ces dirigeants n’ont que pour seul soucis le bien être et l’épanouissement des sénégalais dans leur entièreté et leur diversité.
Des directeurs déloyaux qui osent bomber le torse devant leurs ministres de tutelle, les apostropher, dans un silence de mort de l’autorité en charge de souffler toutes les fins de récréation dans ce pays, pose problème.
Des actes et attitudes fréquents auxquels nous assistons malheureusement au Sénégal fragilisent de manière évidente l’administration dans sa globalité.
Si ces ministres sont défiés sans cagoules par leurs agents en plein jour, c’est qu’ils ils ont eu la bénédiction du chef d’orchestre. Et devant cette situation déplorable Monsieur Mouhamadou Matar Cissé a l’obligation de préparer un décret à soumettre à son excellence Monsieur le Président de la république pour limoger le DG de la SENELEC avec un seul motif, la perte de confiance et en cas de refus de ce dernier de signer ce décret, il se rendra compte alors à l’évidence que sa place n’est plus dans ce gouvernement et que l’unique voie qui s’offre à lui est une démission pure et simple.
C’est en ces moment de pilonnage indescriptible que le Conseil National des Dirigeants d’Entreprises du Sénégal (CNDES) INNOVATION-CROISSANCE apporte son soutien au Président du club des investisseurs M. Babacar Ngom, à AKILÉE et au Ministre de l’énergie Mouhamadou Matar Cissé.
Quant à mon collègue Babacar Ngom, c’est par le biais de la presse que j’ai appris que vous aviez reconnu votre erreur en apportant le soutien du Club des Investisseurs à la société AKILÉE représentée par leur responsable moral M. Amadou Ly leur Directeur Général, membre de votre club des investisseurs.
Permettez-moi en ces moments de pilonnage médiatique dont vous faites l’objet, qui ne peuvent qu’être orchestrés par des cagoulards, des mercenaires sans pitié prêtés par Monsieur Bob Denard fils, de recevoir mon soutien. Qu’ils sont méchants ? Qu’ils sont sans scrupule ces mécréants ? C’est en ce moment solennel que je me souvins de Feu Bérégovoy Pierre pour emprunter une formule restée célèbre de l’oraison funèbre prononcée par le président François Mitterrand le 4 mai 1993 à Nevers aux obsèques de son ancien Premier ministre , qui s’est donné la mort quelques jours auparavant. Je cite: « Son action m’autorise à redire aujourd’hui la capacité de l’homme d’État, l’honnêteté du citoyen qui a préféré mourir plutôt que de subir l’affront du doute. Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie au prix d’un double manquement de ces accusateurs aux lois fondamentales de notre République. Celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous. »
Babacar,
Votre homonyme Serigne Babacar Sy ( RTA) a dit :
? GORR DOU TITTE BA FÉNN
? GORR DOU NIAKK BA SATHIE
? GORR DOU KHAM FAKKE
? GORR DOU DIAPP BAYYII
? GORR DOU SOPÉKOU
Ces mêmes chiens de la pure espèce, de pire race des pitbulls, Rottweiler, American, Staffordshire Terrier, Fila brasileiro, Dogue argentin, Dogue du Tibet, Dogue des Canaris, Mastiff réunis et dressés ne doivent en aucune manière te divertir de tes nobles objectifs de bon capitaine d’industries qui a toutes ses activités qui, machallah, ont pignon sur rue. Au fait mes enfants raffolent de KFC, mais moi je préfère les poulets de Sédima, mes moutons préfèrent les aliments de bétail fabriqué par Sédima, et les beignets dont mes amis raffolent sont préparés avec de la farine fabriquée dans vos minoteries ; voilà la réponse que je sers gratuitement à tes détracteurs pour leur demander d’aller faire comme toi.
C’est le moment aussi pour montrer à ces saloperies, ces cochonneries que tu sais certes encaisser des coups, mais aussi c’est l’occasion rêvée pour toi, comme pour les détracteurs de Monsieur le ministre Mouhamadou Mactar Cissé que vous pouvez répliquer en donnant des crochets de boxeurs là où ça fait très mal pour leur montrer de quel bois vous vous chauffez, parce qu’après tout c’est une question de survie, des gens mal intentionnés ne peuvent de manière aussi facile vous conduire à la guillotine sans que vous ne criez de toutes vos forces, c’est le moment aussi d’emprunter et d’évoquer des devises empruntées aux forces armées et aux sapeurs pompiers:
ON NOUS TUE MAIS ON NE NOUS DÉSHONORE PAS.
-SAUVER OU PÉRIR
Et enfin la devise de mon grand-père Alpha Oumar Thierno Baïla Wane fidèle compagnon de vénéré El Hadji Oumar Foutiyou Tall « MO SOUSSA BONNÉ LAMATAKKO »
Et puisque l’arbitre Central à qui le peuple a confié sa destinée ne dit rien, c’est que cette partie RUGBY lui plaît à merveille. Quand au contrat liant SENELEC à AKILÉE paraphé par sept (7) directeurs de cette boîte que j’ai lu, en tant qu’universitaire diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique et Professionnel (ENSETP- UCAD), tous les avocats de la SENELEC et des magistrats de l’agence judiciaire de l’état n’y pourront absolument rien et c’est le moment que la SENELEC devait choisir pour renégocier les termes du contrat qui le dérangeraient. Car, c’est toujours prévu face à une mésentente de renégocier avant que les tribunaux ne soient saisis. Tous les jours des dizaines et des dizaines de contrats sont renégociés par l’administration avec des avenants sans que les sénégalais ne soient tympanisés. Un seul conseil que je donnerais au président Macky Sall après qu’il aura autorisé au ministre de l’Energie de limoger ce Directeur général de là SENELEC trop bavard avec cette campagne de médiatisation suspecte ou tous les caleçons du couple sensés restés dans la chambre se sont retrouvés sur le trottoir, d’autoriser le Conseil d’Administration de la SENELEC à renégocier dans le sens d’une convention. D’autant qu’AKILÉE propose des innovations comme cela se pratiques dans toutes les administrations sérieuses. Parce que nous sommes à l’heure de l’émergence, de l’innovation et de la dématérialisation à l’instar de la SONES et SDE Puis SEN-EAU c’est plus bénéfique pour le peuple.
Birane Yaya Wane
Opérateur économique Opérationnel
Président Conseil National des Dirigeants d’Entreprises du Sénégal (CNDES) INNOVATION-CROISSANCE