La directrice de l’institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Bignona a déposé sa lettre de démission sur la table du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Fatoumata Hane serait exaspérée par les lenteurs administratives qui étouffent le démarrage de l’institut. Nommée au cours du conseil des ministres du 30 novembre 2016, Fatoumata Hane, professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université Assane Seck, s’est investie durant 4 ans dans les forums communautaires, les Crd et ateliers pour convaincre les populations à adhérer au projet de formation professionnelle. Mais jusque-là, l’institut n’est toujours pas opérationnel.

Pourtant les cours devraient démarrer cette année autour des filières des énergies renouvelables, de l’agroforesterie et de la transformation alimentaire. D’ailleurs, les étudiants, en provenance de tous les coins du pays, se sont déjà inscrits et ont versé les 10% annuels soient 90.000 francs.

Mais cette démission fracassante de Fatoumata Hane a ouvert une crise administrative et pédagogique au cœur de cet institut que les populations avaient déjà adopté. L’autorité municipale a même octroyé un terrain de 50 hectares rien que pour soutenir le projet de formation professionnelle qui faisait déjà la fierté du département.

Peut-être le ministre qui ne s’est pas encore prononcé sur la question entendra le cri de cœur des populations et mettre les bouchées doubles pour accélérer le processus de démarrage de l’institut.