CORONAVIRUS – Si l’épidémie de coronavirus est quasi-éteinte en Chine, elle explose dans le reste du monde avec plus de 500 000 personnes contaminées et plus de 22 000 morts. En France, une adolescente de 16 ans meurt et plus de 40 000 nouveaux cas de Covid-19 ont consulté leur médecin généraliste la semaine dernière. Carte en temps réel des cas par régions, nombre de morts, pic de l’épidémie, conseils pour se protéger du virus…

La pandémie de Covid-19 a infecté près de 500 000 personnes dans le monde et fait plus de 22 000 morts« Quasi éteinte en Chine »  là où elle a démarré en décembre dernier, annonçait Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le 24 mars, elle flambe en Europe. L’Italie, deuxième pays du monde le plus touché, totalise plus de 74 000 cas et 7 500 décès. En France, un premier cas jeune meurt, une adolescente de 16 ans. L’épidémie s’aggrave rapidement alors que le pic n’est attendu qu’autour du 5 avril selon plusieurs spécialistes. La semaine dernière, 41 836 nouveaux cas de COVID-19 ont consulté un médecin généraliste annonce Santé Publique France dans un point épidémiologique du 25 mars, alors que le Directeur général de la Santé rapporte 29 155 personnes testées positives au virus depuis le début de l’épidémie. 1 696 sont mortes à l’hôpital. Santé publique France note de plus une forte augmentation du nombre de cas graves admis en réanimation et de décès et une augmentation des décès toutes causes chez les plus de 65 ans dans les départements du Haut-Rhin, Oise, Vosges et Alpes-de-Haute-Provence. 13 904 personnes sont hospitalisées (3 375 cas graves sont en réanimation dont un tiers ont moins de 60 ans) et 4 948 sont sorties guéries de l’hôpital. Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacementPour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l’employeur. Le respect de cette mesure est contrôlé par 100 000 gendarmes et policiers présents sur tout le territoire français.« On vous demande de respecter le confinement et lorsque vous sortez, de respecter les mesures barrières et la distanciation d’un mètre devant les commerces et dans les commerces«  a insisté Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé.

Les frontières de l’Union européenne et de l’espace Schengen sont fermées pour freiner la circulation du virus entre les gens. Comment se protéger pour éviter la transmission Quand sera le pic de l’épidémie ? Qui sont les personnes plus à risque ? Certains groupes sanguins sont-ils plus exposés que d’autres ? Quels médicaments éviter et prendre en cas de symptômes ? Quelles consignes pour les Français bloqués à l’étranger ? Comment ne pas céder à la psychose et comment ne pas déprimer pendant le confinement ? Actualités et point de situation en direct.

  • Une adolescente de 16 ans meurt du coronavirus en Ile-de-France, a annoncé le directeur général de la santé Jérôme Salomon jeudi 26 mars.
  • « De plus en plus de patients jeunes (30-40 ans) sont hospitalisés avec des formes sévères de la maladie, sans présenter de comorbidité » informe jeudi 26 mars Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat à Paris sur M6.
  • Un TGV sanitaire a transféré 20 patients jeudi 26 mars, de la région Grand-Est vers les hôpitaux d’Angers, Nantes, Le Mans et la Roche-sur-Yon pour libérer des lits en réanimation à Strasbourg notamment. Ce transfert en train médicalisé est une première en France.
  • Edouard Philippe et Olivier Veran, ont signé un décret autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine et de l’association lopinavir/ritonavir (médicaments Plaquenil® et Keletra®) contre le Covid-19, « dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile« , peut-on lire sur le décret. Ces deux médicaments étaient jusqu’alors réservés aux malades chroniques atteints du VIH, du lupus ou encore de la polyarthrite rhumatoïde, a rappelé l’Agence du médicament plus tôt dans la journée.
  • Une pharmacie d’Île-de-France a dû fermer ses portes suite à un soupçon de contamination chez un membre de l’équipe, indique le Quotidien du Pharmacien. « Si des officines sont contraintes d’interrompre leur activité, nous devons nous assurer qu’un territoire ne sera pas totalement dépourvu » précise Bruno Maleine, président du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens (CROP).
  • Les parents ne doivent pas repousser de plusieurs mois la vaccination des enfants de moins de 2 ans contre des maladies potentiellement graves, comme la rougeole ou la méningite, alertent les syndicats de pédiatres, mercredi 25 mars. Les visites médicales en vue de la vaccination des tout-petits sont considérées par les autorités de santé comme des consultations urgentes et sont donc autorisées en cette période de confinement.
  • Un pic de contaminations au coronavirus est attendu début avril, alerte le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, Jean Olivier Arnaud, lors d’un point presse par téléphone : selon lui, l’afflux « va vraisemblablement commencer dans les 72 heures » et atteindre « son maximum en fin de semaine prochaine »
  • Dans ce contexte de crise de coronavirus, le G20 a indiqué vouloir injecter 5 000 milliards de dollars dans l’économie mondiale.
  • A partir de ce dimanche, la Chine limitera « drastiquement » ses vols internationaux au départ et à l’arrivée du pays.
  • L’Allemagne procède à un dépistage de masse et effectue désormais 500 000 tests par semaine, d’après un directeur d’hôpital interrogé par l’AFP.
  • « Les derniers Français encore bloqués à l’étranger seront rapatriés d’ici trois ou quatre jours », a indiqué Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat aux transports au micro de France Info. Il resterait encore 40 000 ressortissants français, en dehors des frontières du pays.
  • Le Gouvernement supprime le délai de carence applicable aux arrêts maladie pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire, liés à une maladie dans l’ensemble des régimes (régime général, régime agricole et régimes spéciaux dont fonction publique) pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire. Les personnes malades percevront donc, de manière exceptionnelle, une indemnité journalière ou le maintien de leur traitement dès le 1er jour de leur arrêt de travail.
  • Les chercheurs travaillent sur de nouveaux tests de dépistage, par prélèvement de sécrétions, plus rapides, mais aussi sur des tests sérologiques, par prise de sang, qui permettront d’avoir une meilleure connaissance sur l’étendue réelle de l’épidémie. Actuellement 10 000 tests nasopharyngés sont effectués par jour en France avec un objectif de passer à 30 000 tests en fin de semaine.
  • « Nous avons prévu des avions cargo qui iront chercher des masques en Chine. Les commandes sont passées, les avions sont affrétés » a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe le 25 mars.
  • La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé sur France Inter que dix détenus ont été testés positif au Covid-19, et que quelque 450 présentent des symptômes.
  • Le premier gendarme décédé du coronavirus a été annoncé le 26 mars. Âgé de 51 ans, il habitait à la caserne de Maisons-Alfort dans le Val de Marne.
  • La RATP et la SCNF annonce une nouvelle réduction du trafic à partir du jeudi 26 mars et la fermeture d’une cinquantaine de stations de métro. Le funiculaire de Montmartre qui monte au Sacré-Cœur est fermé jusqu’à nouvel ordre.
  • Les mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus entraînent une perte d’activité économique d’environ 35% actuellement en France, estime jeudi l’Insee dans une note sur la situation économique.
  • L’aéroport d’Orly à Paris sera temporairement fermé au public à partir du 31 mars 2020, annonce la direction de l’aéroport.
  • Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a annoncé à l’issue du Conseil des ministres que l’exécutif fera part « dans les prochains jours » de sa décision sur l’éventuelle prolongation du confinement et des mesures à venir. Ce que l’on sait déjà c’est que le Comité scientifique, réuni à l’Elysée par Emmanuel Macron mardi 24 mars, préconise un confinement d’une durée totale de 5 à 6 semaines.
  • Dans le cadre de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement a adopté 25 ordonnances. Du jamais-vu en France, a estimé Edouard Philippe. Parmi ces ordonnances, la modification temporaire du droit du travail, adaptée à cette période de crise, l’autorisation de travailler le dimanche dans certains secteurs d’activité, mise en place d’un fond de solidarité pour les entreprises avec un chiffre d’affaires de moins d’un million d’euros, les aides sociales (RSA, chômage, complémentaire santé solidaire et allocation adulte handicapé) prolongées pour les personnes en fin de droit…

Le Comité scientifique préconise un confinement de 5 à 6 semaines.

  • Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, annonce le déblocage de 18 millions d’euros pour rémunérer les élèves infirmiers d’Ile-de-France qui peuvent aller travailler dans les hôpitaux.
  • Un dispositif national grand public de soutien psychologique au bénéfice des personnes qui en auraient besoin est déployé à partir du numéro vert 0 800 130 000.
  • L’Académie nationale de médecine émet des recommandations aux propriétaires d’animaux dans l’éventualité d’un risque de transmission du coronavirus.
  • Les Jeux Olympiques de Tokyo n’auront pas lieu cet été et seront reportés l’année prochaine à la place du championnat du monde d’athlétisme.
  • Les examens et les concours qui n’ont pas pu se tenir ou qui doivent se tenir dans les prochaines semaines sont reprogrammés, mais ils ne pourront avoir lieu avant la fin du mois de mai, lit-on dans un communiqué du ministère de l’Education nationale du 24 mars.
    • ​​​​​​Plusieurs centres « drive » de dépistage du coronavirus sont organisés en France : à Lisses dans l’Essonne, à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, des gens peuvent venir se faire tester s’ils ont une ordonnance motivant le test (qui coûte 54 euros), à Arles, Montpellier, Alès, Nîmes et Béziers aussi.
    • Un arrêté encadrant l’administration de la chloroquine à des malades du coronavirus en France devrait être publié dans la journée. Le Haut Conseil de santé publique estime qu’elle pourra être donnée à ceux souffrant de  » formes graves » uniquement.
    • La maladie Covid-19 sera reconnue comme maladie professionnelle pour les soignants, a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran lundi 23 mars.
    • La SNCF annoncent que les voyages en TGV (INOUI et OUIGO) et Intercités sont gratuits pour les personnels médicaux et paramédicaux – médecins, infirmiers et aides-soignants – qui répondent aux appels de solidarité pour venir renforcer les hôpitaux afin de lutter contre le Covid-19.
    • Devant l’urgence de la situation sanitaire en Ile-de-France, l’Agence Régionale de la Santé en Île-de-France lance un appel à la mobilisation de volontaires. Depuis samedi 21 mars, « toute personne travaillant ou ayant travaillé dans le domaine de la santé (étudiants, professionnels ou retraités) peut s’inscrire sur la plateforme Renforts-Covid.fr pour venir en soutien des équipes en première ligne dans la gestion de l’afflux de patients.« 
    • « La collecte de sang doit absolument se poursuivre, c’est vital. […] Votre mobilisation est essentielle » a rappelé le Pr Jérôme Salomon. Les déplacements sont autorisés pour aller donner son sang.
    • Le conseil national de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes a ordonné la fermeture des cabinets de kinésithérapie. Les soins à domicile (dans le respect des règles d’hygiène et des gestes barrières) et le suivi à distance sont maintenus.
    • Les femmes peuvent avoir accès à la pilule contraceptive directement en pharmacie, sans passer par un médecin et grâce à une ancienne ordonnance.
    • L’Agence du médicament restreint la délivrance du paracétamol en pharmacie à partir du mercredi 18 mars.
  • Coronavirus en France : 29 155 contaminations et 1 696 morts

    La France est en stade 3 de l’épidémie de coronavirus depuis le 14 mars puisque le virus circule activement sur tout le territoire et plus uniquement dans certaines régions et villes. « Il y a une aggravation rapide en France. Nous sommes face à une situation inédite, sévère et rapide » a souligné le directeur Jérôme Salomon jeudi 26 mars. Les cas de contamination au coronavirus en France dépasse les 29 000 « et le pic est à venir » a rappelé le président Emmanuel Macron mercredi 25 marsDans un point épidémiologique du 24 mars, Santé publique France indique une forte augmentation du nombre de cas graves admis en réanimation et de décès et une augmentation significative des décès toutes causes chez les plus de 65 ans dans les départements : Haut-Rhin, Oise, Vosges et Alpes-de-Haute-Provence.

    Evolution du taux d’incidence cumulée des cas de Covid-19 par département de résidence, France, les 11, 16 et 20 mars 2020 à 12h00.

    évolution coronavirus France
    Evolution des cas confirmés de Covid-19 par départements en France, les 11, 16 et 20 mars 2020 à 12h © Santé Publique France/Go Data

    Parmi les cas confirmés et isolés au 26 mars :

    • 29 155 personnes sont positives par test PCR au coronavirus en France, 3 375 cas graves sont en réanimation. dont 34 % ont moins de 60 ans et 58 % ont entre 60 et 80 ans. La majorité des cas en réanimation présentent au moins un facteur de risque potentiel de complication de COVID-19. Les deux facteurs de risque les plus fréquemment rapportés sont le diabète et les pathologies cardiaques.
    • 1 696 sont décédées à l’hôpital dont 86 % ont plus de 70 ans.
    • Chez les 65 ans ou plus, plus de 2 personnes sur 3 sont hospitalisées après un passage aux Urgences et chez les 75 ans ou plus, 80% des patients sont hospitalisés après passage.
    • 4 948 personnes positives au coronavirus sont rentrées guéries à leur domicile et confinées.
    • Les formes graves sont observées chez des adultes avec une médiane à 60 ans. Et depuis jeudi 26 mars, des cas plus jeunes (30-40 ans) présentant des formes sévères sont observés en région Ile-de-France notamment, selon le Pr Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat à Paris. Le décès d’une adolescente de 16 ans est annoncé jeudi 26 mars dans cette même région.

    Carte de France des cas de coronavirus

    Courbe d’évolution des cas positifs au coronavirus confirmés en France

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    Evolution du nombre de cas de coronavirus en France au 24 mars 2020 © ESRI France/ Santé publique France

     

    Le coronavirus dans les régions de France : plus de 7 000 cas en Ile-de-France

    Toutes les régions françaises sont touchées par le coronavirus. Les plus touchées sont : Ile-de-France, Grand Est, la Corse, la Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.

    Au 25 mars selon les ARS (Agences régionales de Santé) et Santé publique France, le nombre de personnes testées positives au coronavirus est :

    • 7 660 cas en Ile-de-France.  L’Agence régionale de la santé de la région d’Ile-de-France ne fournit aucun détail des cas par départements de la région ni de précisions sur le nombre de personnes hospitalisées en Ile-de-France, prises en charge à domicile, ou décédées. Plusieurs maires de communes d’Ile-de-France à l’image d’Olivier Clodong, maire de la ville de Yerres dans l’Essonne, ont annoncé que « les quinze jours qui viennent vont être difficiles et décisifs » dans la région.

    • 5 479 cas dans le Grand Est.  Au 25 mars, 3068 personnes sont hospitalisées dans le Grand Est, dont 651 en réanimation soit 56 de plus que le 24 mars. 774 personnes sont d’ores et déjà sorties d’hospitalisation, leur état de santé ayant été considéré comme rassurant « Les flux de patients en réanimation augmentent très fortement : 38% d’augmentation en 24 heures » précise l’ARS dans son bulletin.

    Les chiffres sous-estiment le nombre réel de cas.

    • 2 093 cas en Auvergne-Rhône-Alpes confirmés le 25 mars par l’Agence régionale de Santé. 1239 patients hospitalisés dans 63 établissements de la région, dont 21% en réanimation. 80 patients ont pu rentrer à leur domicile.
    • 1 753 cas dans les Hauts-de-France, selon le bulletin du 25 mars de l’ARS de la région : « Les investigations menées par les équipes de l’ARS et de Santé publique France autour des 2 premiers cas, et des suivants, ont révélé une importante chaîne de contamination dans le département de l’Oise » précise l’ARS.
    • 1 569 cas en Bourgogne-Franche-Comté. Au 25 mars, l’ARS de la région indique que 591 personnes hospitalisées ce jour, dont 149 dans les services de réanimation.
    • 1 927 cas cas en région Provence-Alpes-Côte d’Azur selon le point de situation de l’ARS de la région du 25 mars. 619 sont hospitalisées ; 144 personnes sont en réanimation.
    • 1 082 cas en Occitanie selon le bulletin de l’ARS du 25 mars : 463 hospitalisations en cours dont 145 en réanimation.
    • 603 cas en Bretagne.
    • 912 cas en Nouvelle-Aquitaine au 25 mars.
    • 688 cas en Normandie dont 226 personnes sont hospitalisées : 47 personnes dans le Calvados, 22 dans l’Eure, 21 dans la Manche, 11 dans l’Orne, 125 dans la Seine-Maritime selon le dernier bulletin de l’ARS de la région. Depuis début mars, 49 personnes sont sorties de l’hôpital.
    • 233 cas en Corse selon le bulletin de l’ARS du 25 mars : 50 en Haute-Corse et 183 en Corse-du-Sud. 71 personnes sont hospitalisées.
    • 561 cas confirmés en Centre-Val de Loire selon le point de situation de l’ARS de la région au 25 mars : 25 dans le Cher, 96 en Eure-et-Loir, 65 dans l’Indre, 103 en Indre-et-Loire, 45 dans le Loir-et-Cher et 227 dans le Loiret. 58 personnes sont en réanimation.
    • 379 cas positifs confirmés par tests de dépistage dans les Pays de la Loire : 66 personnes en réanimation, 106 personnes sont rentrées chez elles.

    De plus : 76 cas sont enregistrés en Guadeloupe, 3 à Saint-Barthélémy, 11 à Saint-Martin, 28 en Guyane, 66 en Martinique, 35 à Mayotte, 94 à La Réunion, au mercredi 25 mars. Et 2 décès sont déplorés, l’un en Guadeloupe, un autre en Martinique.

    A noter : Le décompte des cas ne se fonde plus uniquement sur les cas diagnostiqués biologiquement, mais sur des estimations épidémiologiques, comme cela se fait pour la grippe tous les ans (nombre de consultations, nombre de cas graves ou de décès…). Santé Publique France prévient des difficultés de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de COVID-19 et indiquent que ces chiffres sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostique uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante.

    •  Morts en France

    Le premier décès du coronavirus est survenu à Paris le 14 février, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans. Au 26 mars 2020, 1 696 personnes sont décédées du coronavirus en France à l’hôpital, selon les chiffres communiqués par le Directeur général de la Santé. 85% étaient âgés de 70 ans et plus, indique Santé Publique France.

  • Nombre de décès par région (à l’hôpital) :
    • 506 décès dans le Grand Est en prenant en compte les personnes confirmées virologiquement positives au Coronavirus Covid-19 ainsi que les personnes non testées mais dont le décès est rapporté à une infection par Coronavirus.
    • 137 résidents des Hauts-de-France sont décédés depuis le 25 février : 65 dans l’Oise, 29 dans la Somme, 26 dans l’Aisne, 13 dans le Nord et 4 dans le Pas-de-Calais. Le premier Français décédé du coronavirus était originaire de la région, il s’agissait d’un enseignant de 60 ans décédé le 26 février dans l’Oise. Parmi les autres cas indiqués, uniquement des personnes de plus de 60 ans (une femme de 89 ans le 2 mars à Compiègne. une personne de 73 ans dans l’Oise, une autre de 64 ans originaire de l’Aisne le 5 mars, une femme de 83 ans et résidente en EHPAD à Crépy-en-Valois dans l’Oise le 7 mars, un homme de 86 ans habitant de Méry-sur-Oise).
    • 104 décès dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
    • 102 décès en Bourgogne-Franche-Comté au 25 mars, selon le communiqué de l’ARS.
    • 45 décès en Occitanie : 15 dans l’Aude, 1 en Aveyron, 5 dans le Gard, 3 en Haute-Garonne, 12 dans l’Hérault, 7 dans les Pyrénées-Orientales, 1 dans le Tarn et 1 dans le Tarn-et-Garonne.
    • 22 décès en Bretagne au 24 mars, selon le bulletin de l’ARS.
    • 33 décès dans la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Elles étaient hospitalisées dans des établissements de santé des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône et le Vaucluse et du Var.
    • 13 personnes sont décédées en Nouvelle-Aquitaine dont un homme de 66 ans hospitalisé dans le service de maladies infectieuses du Centre hospitalier de Pau et un dans les Deux-Sèvres.
    • 15 décès en Corse : 13 en Corse du Sud et 2 en Haute Corse.
    • 19 décès en Normandie : 13 hommes et 6 femmes, avec un âge médian de 79 ans.
    • 17 décès dans les Pays de la Loire (75 ans et plus).
    • 8 décès en Centre-Val de Loire, 4 en Eure-et-Loir, 5 dans l’Indre, 3 en Indre-et-Loire et 1 dans le Loiret.
    • En Ile-de-France, seuls 3 décès ont été confirmés par les autorités, deux dans les Yvelines (Ephad à Louveciennes), confirmés le 10 mars : les personnes étaient respectivement âgées de 85, 90 et 95 ans. Depuis cette date, les autorités n’ont pas indiqué le nombre de nouveaux décès enregistrés en Ile-de-France.

    Appeler le 15 uniquement en cas de difficultés respiratoires,

    Confinement : les mesures pour éviter la transmission du virus

    Plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus en France. Après la fermeture des crèches et établissements scolaires jusqu’à nouvel ordre annoncée le 12 mars, la fermeture des établissements pouvant accueillir du public jusqu’au 15 avril 2020 (centres commerciaux ; restaurants et débits de boissons ; salles de danse et salles de jeux ; bibliothèques, centres de documentation ; salles d’expositions ; établissements sportifs couverts ; musées), l’annulation des rassemblements et l’arrêt des visites dans les EHPAD, le président de la République a annoncé le confinement de la population française à partir du 17 mars à midi et pendant 14 jours (renouvelable). Les réunions de famille, entre amis sont à proscrire. Suite au vote de l’état d’urgence sanitaire en France, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation :

    • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (avoir le justificatif de déplacement professionnel sur soi).
    • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
    • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
    • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
    • Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
    • Convocation judiciaire ou administrative.
    • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative

    Les personnes ne respectant pas ses consignes peuvent avoir des amendes allant de 135 à 375 euros.  Les sanctions sont durcies dès mardi 24 mars, jusqu’à 1 500 euros d’amende et 3 700 euros en cas de 4 récidives – sous 15 jours – assorties de 6 mois d’emprisonnement.

    Les masques « une denrée rare » aujourd’hui.

    Dans les établissements de santé, le gouvernement a activé plusieurs plans :

    • La France applique le plan blanc élargi généralisé (plan de mobilisation interne) depuis le 19 mars, dans tous les établissements de santé (publics et privés), pour mettre en place rapidement des moyens matériel, logistiques et humains indispensables en cas d’afflux de patients dans les établissements hospitaliers. Les consultations et les hospitalisations non urgentes sont déprogrammées.
    • La France a déclenché le plan bleu dans les Ehpad (Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes) le 6 mars. Le principe est le même que dans les hôpitaux : le chef d’établissement doit permettre « la mise en oeuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face efficacement à une situation exceptionnelle« . Le plan bleu peut induire notamment « le confinement des résidents, usagers et personnels ; l’évacuation des résidents, usagers et personnels« .
    • La réserve sanitaire et la réserve civique (aide alimentaire d’urgence, garde exceptionnelle d’enfants, lien avec les personnes fragiles isolées, solidarité de proximité) sont aussi mobilisées. Couvre-feu : les villes concernées

    Les arrêtés municipaux et préfectoraux se multiplient dans les villes pour faire respecter les mesures de confinement. Après la décision du maire de Nice Christian Estrosi de fermer la Promenade des Anglais vendredi 20 mars, le maire de Nice décide une mesure plus stricte : un couvre-feu samedi 21 mars, prenant effet le jour même à 23 heures. La mesure interdit tous les déplacements et impose la fermeture de tous les commerces, y compris alimentaires. Seules les livraisons pour ravitailler les commerces alimentaires sont autorisées. Le maire de Nice a été rejoint par d’autres maires et préfets. D’autres villes pourraient prendre les mêmes mesures. Ce sera 135 euros d’amende en cas de non-respect du couvre-feu. Liste des villes (par région) où le couvre-feu s’applique désormais, et jusqu’au 31 mars :

    • Provence-Alpes-Cote-d’Azur : Cannes de 22h00 à 05h00, Nice de 23h00 à 04h00. Menton de 21h00 à 05h00. Le Cannet, Mougins de 23h00 à 06h00. Roquebrune-Cap-Martin de 21h00 à 05h00. Vallauris Golfe-Juan de 22h00 à 05h00. Dans les Alpes-Maritimes, la préfecture a imposé un couvre-feu de 22h00 à 6h00 dans les communes de plus de 10 000 habitants.
    • Occitanie : Perpignan de 20h00 à 06h00. Béziers de 22h00 à 05h00. Montpellier de 22h00 à 05h00, Nîmes de 22h00 à 5h00, Alès de 22h00 à 5h00, Saint-Gilles de 22h00 à 5h00, Beaucaire de 22h00 à 5h00.
    • Hauts-de-France : Hautmont et Jeumont de 18h00 à 06h00 pour les mineurs, jusqu’au 30 avril. Maubeuge de 20h00 à 5h00. Arras et Lens de 22h00 à 5h00, Compiègne de 22h00 à 5h00, Creil de 20h00 à 8h00.
    • Grand-Est : Charleville-Mézières de 22h00 à 06h00, Mulhouse de 21h00 à 6h00, Nancy (à partir du 27 mars) de 22h00 à 5h00 (tous les rassemblements de plus de 2 personnes de plus de 10 ans sont également interdits), Obernai (Bas-Rhin) de 22h00 à 5h00.
    • Auvergne-Rhône-Alpes : Valence de 21h00 à 06h00, Romans-sur-Isère de 21h00 à 6h00, Montélimar de 21h00 à 6h00, Pierrelatte de 21h00 à 6h00, Loriol de 21h00 à 6h00, Charvieu-Chavagneux de 22h à 5h00.
    • Île-de-France : Colombes de 22h00 à 5h00, Asnières-sur-Seine et Puteaux de 22h30 à 5h00. L’interdiction est valable pour les piétons et les déplacements en voiture.
    • Pays de la Loire : la Roche-sur-Yon et Cholet mettent en place un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin du lundi 23 mars au 31 mars minuit (renouvelable si besoin). Fontenay-le-Comte de 21h30 à 6h.
    • Nouvelle-Aquitaine : Poitiers de 22h à 5h, Lège-Cap Ferret de 22h à 5h, Le Verdon de 22h à 5h et Villenave d’Ornon de 21h à 6h.
    • Guadeloupe : Sainte-Anne, Pointe-à-Pitre et Les Abymes : de 20h à 5h jusqu’au 31 mars.
    • Mayotte : tout le département est en couvre-feu entre 20h00 et 5h00.

    Gestes barrières : lavage de main, distance d’un mètre…

    Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de mesures barrière.

    • Le port de masques, « une denrée rare » aujourd’hui a rappelé le Pr Jérôme Salomon le 18 mars, n’a « aucun sens si on ne se lave pas les mains puisqu’en pratique on touche des surfaces contaminées.  Ils doivent être réservés aux personnes malades et aux professionnels de santé qui en manquent. Pour les personnes non contaminées, ils n’ont pas de sens.
    • Le lavage des mains, fondamentale : se laver les mains après avoir toussé, éternuéavant et après avoir préparé à manger, avant de manger, après être allé aux toilettes, après avoir manipulé des animaux
    • Appliquer une distance sociale d’un mètre partout, tout le temps (devant et dans les magasins…). Ne plus se serrer la main, ne plus se faire la bise.
    • Utiliser du gel antibactérien pour désinfecter les mains en l’absence d’eau et de savon. Si vous n’en trouvez pas en pharmacie, il est possible d’en fabriquer.
    • Plus de conseils pour se protéger du coronavirus

      Symptômes : quand appeler le 15 ?

      Les premiers symptômes d’une infection au coronavirus ressemblent à un état grippal : fièvretoux sèche, rhume, douleurs musculaires, fatigue... puis, quand elle dégénère, elle entraîne des difficultés à respirer. Les dernières observations des médecins généralistes et ORL rapportent une perte de l’odorat et la perte du goût chez les personnes contaminées, le plus souvent chez des jeunes ayant une forme bénigne de la maladie. Le Covid-19 existe sous des formes asymptomatiques (mais les patients sont quand même contagieux et peuvent transmettre le virus) et bénignes (dans 85 % des cas). Les recommandations actuelles sont :

      • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : éviter les contacts, rester à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appeler un médecin, faites une télé-consultation ou appeler le numéro de permanence de soins de la région.
      • Appeler le 15 uniquement en cas de difficultés respiratoires : « Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.