Tourists wear protective masks in Saint Mark's Square in Venice after two coronavirus cases have been confirmed in Italy, in Venice, Italy, January 31, 2020. REUTERS/Manuel Silvestri

L’Italie a enregistré, ce samedi 22 février, un deuxième mort du coronavirus, la seconde victime européenne au moment où le nombre de contaminations bondit hors de Chine, l’OMS appelant à la mobilisation contre une maladie qui a déjà touché 77 000 personnes dans le monde.

La deuxième victime était hospitalisée depuis une dizaine de jours en Lombardie (nord), la région autour de Milan. Un premier décès en Italie, celui d’un maçon retraité de 78 ans, avait été annoncé dans la nuit.

Une trentaine de cas d’infection ont été répertoriés jusqu’à présent sur le sol italien, dont plus de 25 en Lombardie où plus d’une dizaine de villes ont été placées en semi-confinement depuis vendredi.

La première personne morte en Europe après avoir été infectée par le Covid-19, apparu en décembre à Wuhan (centre de la Chine), était un touriste chinois originaire de la province du Hubei, dont Wuhan est le chef-lieu. Cet homme de 80 ans était décédé, à Paris, le 14 février.

En dehors de la Chine continentale (sans Hong Kong et Macao), plus de 1 300 contaminations ont jusqu’à présent été recensées – notamment en Corée du Sud et au Japon.

Ailleurs dans le monde, les foyers de la maladie ont continué d’essaimer, avec vendredi un premier cas confirmé au Liban et en Israël, et deux morts supplémentaires en Iran (quatre au total).

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme vendredi : « Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie ». Mais la « fenêtre de tir se rétrécit », a-t-il averti, déplorant le manque de soutien financier international.