Covid-19 / Italie : « Les Modou-Modou dont le séjour est arrivé à expiration et qui restent au Sénégal au-delà du 31 août devront demander un visa pour rentrer en Italie »

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L’alerte est lancée par un émigré visiblement préoccupé par le sort des Modou-Modou bloqués au Sénégal du fait des restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Au téléphone, il lance un appel aux autorités de l’Etat qu’il invite à faire un effort supplémentaire en vue de permettre le retour des émigrés dans leur pays d’accueil.

Demande de visa obligatoire au-delà du 31 août

« Les émigrés dont le séjour est arrivé à expiration et qui restent au Sénégal au-delà du 31 août devront demander un visa pour rentrer en Italie. L’office de l’immigration va ensuite statuer sur votre cas et la délivrance du visa n’est pas garantie », met d’emblée en garde notre interlocuteur. Car, le 31 août, c’est le deadline pour retourner en Italie pour les personnes dont le séjour est arrivé à expiration, explique-t-il.

Et la cherté des billets commercialisés par la compagnie Air Sénégal qui assure les vols retour n’est pas pour faciliter les choses. « Les prix ne sont pas à la portée de toutes les bourses, il faut débourser 700 euros pour prendre Air Sénégal. Pour les visas, le traitement des demandes risque de prendre beaucoup de temps car plus de 3000 Sénégalais doivent s’inscrire en ligne. Pour le cas de l’Espagne cette question ne se pose pas. Mais pour l’Italie, il est à craindre que beaucoup de Modou-Modou mettent une croix sur leur vie d’immigré. Certains parmi eux sont même allés voir Serigne Mountakha pour lui faire part de la situation », explique-t-il.

Une situation d’autant plus difficile pour les personnes qui doivent rentrer en Italie en famille. « Je connais une famille qui doit rentrer, mais il leur est impossible de payer le billet pour trois personnes. Nous demandons à l’Etat de négocier les visas au niveau de l’ambassade d’Italie pour faciliter le retour des émigrés qui sont bloqués à Dakar », appelle-t-il au nom de tous les Modou-Modou. Non sans saluer toutefois la contribution de 200 euros de l’Etat sur le prix du billet d’avion, ainsi que le rôle joué par le ministre des Affaires étrangères Amadou Bâ dans la délivrance des passeports, un sujet qui avait défrayé la chronique dernièrement.