Décès de Mansour Kama : L’hommage du monde du travail

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Les hommages pleuvent suite au décès, ce dimanche, 2 août, de Mansour Kama, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), entre autres casquettes.

Cheikh Diop, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Forces du changement (CNTS-FC) évoque un capitaine d’industrie modèle. « Dans notre jargon, explique le représentant du monde du travail interrogé par Radio Sénégal, on dit qu’il y a le Capital tout court qui représente l’accumulation, l’accaparement de richesses et le refus pratiquement de partage des fruits de la croissance. Mansour n’était pas dans cette optique du Capital. Mansour était un investisseur-partenaire du monde du travail. Cela veut dire que toute sa richesse était réinjectée dans l’économie, et il acceptait le partage des fruits de la croissance que son investissement produisait. Ce type de Capital est très différent de l’autre. C’est la raison pour laquelle, je vous dis que Mansour faisait partie des patriotes investisseurs qui faisaient fonctionner notre économie de la façon la plus correcte possible ».

Samba SY, le ministre du Travail, ne tarit également pas d’éloges à l’endroit du défunt, décrivant « un homme attachant, sobre, équilibré, toujours à la recherche de solutions pouvant servir la cause du travail, et plus globalement du pays. »

Il dit : « Si on veut avoir une sorte de jauge de la carrure exceptionnelle de notre regretté compatriote, il faut avoir en mémoire sa participation à cette grande concertation nationale à un moment carrefour de la vie du Sénégal, qui était. Quand on est capitaine d’industrie, il n’est pas toujours très facile de prendre un certain nombre de positions de responsabilités. Pourtant Mansour Kama n’a pas hésité, et il a fait partie des fils du pays (essayant) de trouver des solutions pour continuer notre marche en avant. La chance que nous avions avec (lui), c’est d’avoir avec lui un interlocuteur d’une très grande intelligence. Il comprenait qu’au-delà du jeu de rôle qui faisait que nous étions positionnés en tant que membre du gouvernement, du patronat, d’organisation des travailleurs, ce qui nous fédérait et qui était essentiel, c’était le Sénégal, notre pays ».