Ils ne sont plus que deux à concourir pour un seul fauteuil présidentiel. Umaro Sissoco Embalo et Domingos Simoes Pereira ont réussi à se détacher du peloton et seront face à face le 29 décembre prochain.

La campagne électorale s’ouvre le 13 décembre, mais les deux candidats occupent d’ores et déjà le terrain. Et c’est au Sénégal qu’ils ont lancé leur campagne en direction du second tour. Umaro Sissoco Embalo, porte-étendard des anciens dissidents du PAIGC a, en tout cas choisi la capitale sénégalaise pour poser un acte fort : la signature d’un accord politique avec le 3e de la présidentielle, Nuno Gomes Nabiam.

Un ralliement qui semble donner des ailes au candidat du MADEM G15. Samedi dernier, il avait déjà enregistré la venue de Carlos Gomes Junior dit Cadogo. Le Général Embalo se met déjà à exulter. Et il ne faut surtout pas l’inviter à calmer sa joie. Car pour cet homme qui a été toujours considéré comme un non-initié, ou un « aventurier », croit aux chiffres. La politique, c’est les statistiques, ressasse-t-il au cours d’un entretien qu’il a bien voulu accorder à Dakaractu, à Dakar. Selon lui, le PAIGC et son candidat ne peuvent en aucun cas gagner la partie, compte tenu de la donne actuelle.

Inarrêtable, le Général Embalo qui se définit comme l’homme providentiel qui remettra la Guinée Bissau sur les rails du développement, qualifie de tous les noms d’oiseau son adversaire. Domingos Simoes Pereira est ainsi qualifié de l’homme qui sème la haine et divise les bissau-guinéens pour assouvir sa soif de pouvoir.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, Umaro Sissoco Embalo révèle qu’il a démissionné du PAIGC à cause d’une politique visant à « écarter les musulmans » des stations dirigeantes. Il accuse Domingos Simoes Pereira d’être le théoricien d’une Guinée Catholique où les musulmans ne devraient pas accéder aux affaires.

Se présentant comme le candidat du rassemblement et de l’unité, Umaro Sissoco Embalo promet un respect strict de la Constitution. Dans cette optique, il n’écarte pas de nommer Domingos Simoes Pereira comme Premier ministre si le contexte politique l’y obligeait.
Dans la foulée, il balaie du revers de la main l’implication supposée de Macky Sall dans les affaires internes de la Guinée.

Poursuivant, il nie être le candidat du président sénégalais. Il aimerait par contre être soutenu par le Qatar. Ironiquement, le Général Embalo répond à un quotidien sénégalais qui l’avait présenté comme un candidat du Qatar après la proclamation provisoire des résultats. « J’aurai bien aimé être le candidat du Qatar », dit Embalo.

Son premier chantier, s’il est élu, Embalo affirme vouloir le consacrer à la réconciliation du peuple bissau-guinéen avec lui-même. Comme son adversaire, il a promis de respecter le verdict des urnes au soir du 29 décembre…

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