“Etudiants à l’étranger : Les Africains victimes du système néocolonial éducatif européen”

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Les étudiants africains notamment sénégalais rêvent pratiquement tous d’aller étudier dans l’Hexagone surtout en France. Exactement comme les autres rêvent d’émigrer dans le vieux continent au risque parfois de leurs vies.

Les clichés sont nombreux pour justifier cet état de fait : meilleures écoles, un enseignement au top offrant de meilleures opportunités d’emplois, etc.
Mais, sommes-nous sûrs qu’il n’y a pas d’autres motivations profondes ? Nous répondrons plus tard à cette question.
Mais, pour le moment, retenons qu’en 2016 déjà, ils étaient 10 mille étudiants sénégalais en France. Un chiffre qui n’a jamais cessé de grimper. Et il en est de même d’autres pays africains comme la RCA où les autorités françaises encouragent même les étudiants à venir étudier dans leur pays.
Qu’à cela ne tienne, en Afrique, il est de bon aloi d’être sorti d’une université française. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir ses différentes promotions se constituer en clans de sorties de ‘’Saint Cyr’’ pour les militaires ou pour d’autres promotions ou spécialités.
Jacques Attali et bien d’autres influenceurs français sont aussi bien suivis en Afrique.
Or, il n’est pas rare de constater que ces hommes et ces femmes, souvent affidés à des loges maçonniques de ses pays, accèdent plus facilement aux postes de responsabilité et constituent de puissants lobbys pro-occidentaux.
Et tout cela, à notre sens, a une raison profonde, logique, explicative de l’influence tours grandissante de la France par exemple en Afrique.
Les universités occidentales et surtout françaises sont une incarnation de la politique néocoloniale de ses pays en Afrique.
Exactement comme dans leurs films et certains de leurs reportages, il y a une forte charge idéologique dans leurs systèmes d’enseignement.
Tout est organisé ici pour mettre dans la tête du jeune africain qu’il est inférieur, incapable et pas assez créatif et qu’il a besoin de tuteur pour le rendre compétitif.
Pis, l’européocentrisme fait que tout ce qui ne vient pas du continent y compris la manière de s’habiller est banni avec la plus grande force. Le système européen n’est pas ouvert aux autres cloches de civilisation.
Des programmes comme Erasmus Mundus s’inscrivent dans cette dynamique qui, sous prétexte d’échanges est en réalité une façon de perpétrer l’aliénation. Car, autrement, comment comprendre que ces échangent se fassent seulement selon des critères définis en Europe comme si il n’y a de culture, de littérature, d’histoire africaine dans le monde ?
Ce n’est pas étonnant car l’objectif principal est justement, entre autres, d’accroître la qualité et la visibilité de l’enseignement supérieur européen.
En clair, la démarche va permettre de davantage ancrer les idées néocoloniales et néolibérales dans les têtes des jeunes africains.
Malheureusement, ces idéaux s’inscrivent souvent en faux contre les valeurs traditionnelles africaines et les valeurs de religions comme l’Islam.
En conséquence, il est temps, de la part de nos Etats et des institutions qui les gouvernent comme l’Union africaine et la CEDEAO pour en citer que celles-là, de travailler à ‘’fixer’’ les étudiants africains dans leurs terroirs en y développant un enseignement universitaire de qualité.
L’urgence est un développement des systèmes universitaires performants quitte à faire appel de temps en temps à l’expertise internationale dans certains domaines.
C’est seulement à ce prix que les pays africains vont asseoir une vraie politique de souveraineté et d’indépendance à l’égard des autres. Car, il n’y a pas plus grave aliénation que celle qui s’attaque aux neurones.