Après celui du Burkina Faso, l’Association des raffineries d’Afrique (Ara) en est à son deuxième atelier, ce lundi. Ce, pour discuter de la gestion de la politique du butane. A l’issue de ces trois jours d’atelier, l’Ara attend des résultats qui vont solutionner les difficultés et les contraintes  liées à l’approvisionnement, au conditionnement et à la consommation du butane. 

Mais également la contribution des spécialistes du secteur face aux politiques de développement sous-régionales liées au butane. Instaurer des structures de prix et subvention du butane, enfin d’avoir des retours d’expériences enregistrées par les industriels.

Au Sénégal, le butane est en consommation croissante. Un rythme assez soutenu, rapporte le directeur technique de la Société africaine de raffinage, Douada Kébé.

«Au Sénégal, on est sur un rythme de consommation assez soutenu, avec des capacités de stockage faibles. Ce qui fait  que les quais de déchargement sont utilisés sur des taux de rotation très énormes. Le butane est en consommation croissante. C’est dû  à la politique de déforestation, c’est dû aux incitations que l’Etat met en place pour susciter les ménages à consommer le butane à la place de kérosène, du pétrole lampant ou du charbon».

Même si la consommation du butane au niveau national  est estimée à 100 000 tonnes, la Sar  ne  peut produire en gros que 10 000 tonnes, a laissé entendre le directeur technique. Autrement dit, la production est en quantité insuffisante. Ce qui pousse le directeur technique à signaler que la logistique qui décharge le butane au Sénégal appartient à la Société africaine de raffinage.

Ainsi, dans le secteur du raffinage, les rendements du butane ne sont qu’à hauteur de 1 à 3 %.

Aujourd’hui, les nouvelles découvertes du gaz permettront de prendre en charge certaines contraintes du secteur et les projets établis, rassure Douada Kébé.

Il confirme : «Le gaz qui sera mis sur le marché pourra progressivement prendre la part qu’occupait le butane. La Sar a un projet de renforcement de ses unités, projet d’augmentation de son traitement et un projet pour traiter le brut découvert.»

Dans la sous-région, précisément en Côte d’Ivoire, malgré la hausse de la consommation du butane, des contraintes sont notées dans «l’optimisation de l’exploitation des centres d’emplisseur et la mise à disposition du produit aux distributeurs. Il y a aussi les coûts supplémentaires en surestaries et en location des remorqueurs», a indiqué Laurent Ligué de la Société nationale d’opérations pétrolières de Cote d’Ivoire.

Aujourd’hui faisant partie des pays membres de l’Ara, la Côte d’Ivoire veut mettre à niveau les capacités de stockage et augmenter ses perspectives de croissance  du butane à plus 850 000 tonnes.

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