L’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a minimisé hier, après l’avoir reconnu par la voix de son Directeur général, l’affaire dite de fraude d’un montant de « 400 millions Fcfa » sur les tickets de restauration.

Mamadou Sy Mbengue d’assurer avoir « lancé un audit, en tant que dirigeant responsable », pour faire toute la lumière sur cette nébuleuse affaire qui n’a pas encore révélé tous ses secrets.

Selon le quotidien Libération, « cet audit n’est qu’une manière de retarder les sanctions, car des agents de l’Ipres formellement mis en cause, dont l’assistante de Mamadou Sy Mbengue, sont toujours en poste ».

À vrai dire, poursuit le journal, « cette affaire n’est que la face visible de l’iceberg puisqu’un vent de dérèglement général souffle sur l’Ipres ». Et, ce ne sont pas retraités du Nord qui diront le contraire. En effet, plusieurs retraités de Matam et Ouroussogui payés par La Poste n’ont toujours pas perçu leurs pensions. Pis, aucune explication ne leur a été donnée.

Pendant ce temps, le Centre médico-social de l’Ipres traverse une situation catastrophique. D’ailleurs, « ceux qui étaient venus se faire consulter, jeudi dernier, ont, pour la plupart, rebroussé chemin pour la bonne et simple raison que presque tous les médecins étaient dans la Walo pour une journée de consultation médicale gratuite qui devait se tenir le vendredi ».

Les mêmes sources renseignent que le Centre fait face à une pénurie de médicaments depuis au moins deux mois sans que la direction générale ne trouve une solution à ce problème crucial. Dans l’ensemble, « c’est le management de Mamadou Sy Mbengue, qui est mis en cause ».

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