Des chercheurs ont découvert une couche de débris de plastique bleue et blanche incrustée dans la roche océanique de l’île de Madère au Portugal.

Le plastique pollue la planète et laisse des stigmates visibles dans l’océan mais aussi à même la roche. Des spécialistes de l’environnement ont repéré la présence d’une couche de débris de plastique bleue et blanche incrustés dans la roche de l’île portugaise de Madère. Ce revêtement, auquel les chercheurs ont donné le nom éloquent de « plasticroûte » a été observé pour la première fois en 2016 sur les rives rocheuses intertidales (espace de côte maritime compris entre les deux niveaux des marées, basses et hautes) de cette île volcanique de l’Atlantique. Trois ans plus tard, cette nouvelle forme de pollution plastique occupe 9.6% de la surface rocheuse, pointent de façon inquiétante les chercheurs. « Nous avons découvert le plasticroûte pour la première fois en 2016. À ce moment-là, nous étions déjà assez surpris et préoccupés par le phénomène », a déclaré l’écologiste marin Ignacio Gestoso García. « Plus tôt cette année, nous avons constaté que ces « poussières » étaient plus abondantes et nous avons donc lancé une surveillance plus rigoureuse du phénomène. »

Ces débris plastiques auraient différentes origines, comme la pêche et le tourisme. Après analyse, il est apparu que le plasticroûte est composé de polyéthylène, un plastique fréquent les emballages en plastique, les matériaux de construction et les dispositifs médicaux.

Un éventuel impact sur la santé animale
Si la présence de ce revêtement de plastique reste circonscrite à une partie de l’île, les spécialistes redoutent que ce type de pollution marine ne concerne d’autres régions du globe. Reste à savoir quelles peuvent être les conséquences de cette croûte. Les experts de l’environnement jugent « peu probable » que celle-ci ait des effets sur la santé humaine. Mais ils s’inquiètent davantage pour la faune marine. « L’impact potentiel de ces nouvelles « poussières plastiques » doit être approfondi, expliquent-ils dans Science of the total environment. « Les futures études devraient (…) évaluer si les invertébrés marins cohabitant dans le même habitat que ce « plasticroûte » peuvent assimiler des plastiques – et si tel est le cas, si ces plastiques peuvent avoir des implications pour la santé de ces animaux », s’interroge sur CNN Ignacio Garcia.

La pollution plastique représente 80 % des déchets marins et constitue un problème majeur pour la planète. Pour limiter le phénomène, l’UE a interdit les plastiques à usage unique dès 2021.

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