Reprise des cours le 2 juin: L’Useq pose ses conditions

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En réunion par vidéo conférence, les six syndicats de l’Union Syndicale pour une Education de Qualité (Useq) se sont concertés sur la situation scolaire et universitaire actuelle et les perspectives pour le système éducatif sénégalais dans le contexte de pandémie virale en cours.

A la suite d’échanges larges et approfondis, via vidéo conférence, l’Useq, constituée du SAES, du SELS, du SNEEL/CNTS, du SUDES, du SYPROS et de l’UDEN estime que tout devra être mis en œuvre pour éviter autant que possible une année blanche ou invalide à notre système éducatif. Cependant, cela devra être fait dans le respect de deux conditions fondamentales, suggèrent les enseignants.

Pour l’Useq, il faut d’abord préserver la vie et la santé des apprenants, des enseignants et des personnels de soutien. Aussi, conditionnent-ils la reprise effective des cours à l’avis technique favorable des experts en santé publique.

Ensuite l’Useq exige le respect des normes minimales de qualité des enseignements apprentissages pour valider l’année scolaire. A cet égard, pour l’USEQ, « les dispositifs de cours à distance dans leur état actuel sont de portée très limitée sur nos élèves et étudiants du fait de la fracture numérique qui existe dans le pays. C’est pourquoi, souligne-t-il, l’organisation des cours en présentiel avec un quantum horaire acceptable est un impératif pour la validation de l’année scolaire et universitaire.

L’Useq en déduit que « tout bricolage sera préjudiciable aux apprenants dans la poursuite de leur cursus scolaire et universitaire ». Et d’ajouter « que c’est une exigence qui découle des principes de justice, d’équité et d’égalité de chance, socle de tout système éducatif digne de ce nom au 21 e siècle ».

Aussi, relativement à la décision présidentielle de reprise des cours à partir du 2 juin 2020, pour les élèves des classes d’examen, l’USEQ, tout en exprimant sa profonde préoccupation au regard de l’évolution de la pandémie, invite les enseignants et les élèves à rejoindre leur poste de travail à cette date.

Cependant, elle exige des autorités la mise en place à temps de moyens suffisants et de dispositifs pertinents pour la protection rigoureuse des apprenants et des enseignants dans chaque école et tout au long du temps de déroulement des cours et des examens scolaires (3 mois). Le protocole sanitaire élaboré à cet effet par le ministère de la Santé devra être scrupuleusement respecté, exige l’Useq dans une déclaration en date du 19 mai.

Mieux, l’Useq demande à ce que des moyens financiers suffisants soient dégagés à partir de FORCE COVID 19 et gérés dans la transparence pour éviter des situations regrettables.

Pour les universités publiques et privées, des moyens conséquents devront être mis à la disposition des instances académiques pour promouvoir diverses modalités d’enseignement à distance en faveur de larges couches d’étudiants en attendant le moment opportun de compléter par le cours en présentiel.

Enfin, l’Useq se félicite de « l’héroïsme au quotidien du personnel soignant dont les exploits sur le front font la fierté du peuple, salue la permanence du travail remarquable des médias et des artistes dans la sensibilisation, de même que les divers efforts soutenus de la COSYDEP pour sauver l’éducation en situation d’urgence ».