« Sur le plan professionnel, c’était un véritable journaliste. C’était un homme entier dans sa profession. Quelqu’un qui n’a jamais triché. Il prenait à bras le corps toutes les valeurs de la profession, que ce soit l’éthique, la déontologie. Il tenait à des principes qui l’ont guidé durant toute sa vie.

Il avait pris le parti de travailler dans la presse privée qui, dans les années 80, n’était pas très visible. Presque toute sa carrière, il l’a faite à Wal Fadjri. C’est quelqu’un de très efficace. A Walf, il faisait partie des encadreurs. Et quand je dis d’encadreur, je parle de gens qui accueillaient les jeunes dans la profession, qui guidaient leurs premiers pas et qui leur montraient le chemin.

Chaque réunion de rédaction était en quelque sorte une école, c’est pourquoi les gens disent : j’ai fait l’école de Walf. Toutes les réunions étaient des moments de critiques dans l’exercice de la profession, mais également dans le comportement du journaliste. »