Donald Trump s’en est pris vendredi soir à la Banque mondiale sur Twitter, reprochant à l’institution financière internationale de prêter de l’argent à la Chine. «Pourquoi la Banque mondiale prête-t-elle de l’argent à la Chine ? Comment cela peut-il être possible ? La Chine a plein d’argent, et quand ils n’en ont pas ils le créent. STOP!», s’est indigné le président américain sur Twitter.

Trump a ainsi réitéré une position défendue de longue date par son administration, y compris par David Malpass – l’actuel président de la Banque élu en avril de cette année – quand il était responsable des affaires internationales au Trésor américain, jusqu’à son élection à la tête de la Banque.
Le président amplifie le message de son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. Ce dernier avait indiqué jeudi devant une commission de la Chambre des représentants que les Etats-Unis avaient exprimé leur «objection au programme» pluriannuel de prêts et de projets de la Banque mondiale en Chine. Ce dernier a néanmoins été adopté jeudi. Il prévoit de réduire les montants des prêts à la Chine qui seront aussi plus sélectifs sur la période 2020 – 2025.
Ce programme «est le reflet de l’évolution de notre relation avec la Chine», avait souligné jeudi Martin Raiser, le directeur Chine de la Banque, dans un communiqué. «Notre engagement sera de plus en plus sélectif», avait-il ajouté.
Mais cette réduction ne suffit pas à Washington, dont l’argument est simple: la deuxième économie mondiale est assez riche pour se financer toute seule et ne pas dépendre de prêts de la Banque mondiale, qui est censée apporter des ressources financières aux pays plus pauvres.
Mais la prise de position très publique du président arrive aussi en pleines négociations avec Pékin pour tenter de mettre fin à la guerre commerciale déclenchée il y a 18 mois par le président américain. Il entend forcer la Chine à faire des concessions en matière de protection des entreprises américaines dans le pays, et réduire le fort excédent commercial avec Washington.
Une grande incertitude règne sur la date d’un éventuel accord partiel, pourtant annoncé comme imminent par Trump en octobre mais qui semble tarder à se concrétiser.

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