À 24 heures du grand oral d’Amadou Ba : Souleymane Ndéné Ndiaye raconte le stress de la Déclaration de politique générale

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Le Premier ministre  Amadou Ba va faire sa Déclaration de Politique Générale (DPG), ce lundi 12 décembre 2022, devant les députés à  l’Assemblée nationale. Un exercice fastidieux que Souleymane Ndéné Ndiaye, alors Premier ministre  entre 2009 et 2012 sous le régime  d’Abdoulaye Wade a eu à effectuer. Un exercice « stressant dans la préparation » et fait « sous la contrainte du budget, de la disponibilité du budget », dira l’ancien Pm au micro de Babacar Fall dans l’émission « Grand Jury ».
 
« La DPG est préparée par le Premier ministre et ses conseillers, également en relation avec tous les ministres sectoriels. Parce que comme son nom l’indique, c’est une déclaration de Politique Générale. Il touche à tous les secteurs, il doit parler de tout. Donc, chaque ministre envoie une contribution qui va être la synthèse de ce qui va se faire pendant le mandat », a-t-il expliqué.  
 
Revenant sur la forme, Souleymane Ndéné Ndiaye souligne avoir reçu l’aide de professeurs de français, de son ami le défunt Alioune Badara Cissé, etc.
 
«Maintenant, il y a beaucoup d’aspects, l’orthographe des textes, la grammaire des textes, le français même du texte qu’il faudra soigner pour cela. (…) Il y a beaucoup de stress dans la préparation, il y a des parties qu’il faut enlever parce qu’il y a des répétitions dans le  texte avec un grand esprit de synthèse et une vue d’ensemble sur l’ensemble des secteurs d’activité du gouvernement. Une fois à l’intérieur de l’hémicycle, il faut être dans l’ambiance. Quand on est acteur, on a un comportement différent du comportement du spectateur », révèle l’avocat proche du président Macky Sall.
 
La contrainte du budget dans l’applicabilité…
Un Premier ministre peut avoir des contraintes de budget pour appliquer sa DPG, révèle l’ancien Pm, qui évoque des problèmes liés à la disponibilité de l’argent. « Vous savez, quand vous faites une déclaration de Politique Générale (DPG), vous la faite sous la contrainte du budget, de la disponibilité du budget. Parce que quand tu n’as pas d’argent, l’Etat ne peut pas réaliser certaines choses. Quand on prévoit de faire une route Dakar-Tambacounda-Sedhiou-Ziguinchor, il faut disposer du nécessaire pour réaliser. Il faut que l’argent soit disponible. C’est pourquoi d’ailleurs, progressivement, au fur et à mesure que l’on se rapproche du terme du mandat du Président, il y avait des coupes budgétaires parce que, après on a été confronté à pas mal de contraintes : les délestages, les inondations, des grèves par-ci par là,  la nécessité de satisfaire les enseignants du supérieur, des autres secteurs de l’éducation.»