Birmanie: l’ONU craint un conflit généralisé, les groupes rebelles font face à la junte

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La Birmanie risque de sombrer comme la Syrie dans un conflit généralisé, a mis en garde la Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Depuis que plusieurs groupes rebelles ethniques se sont ralliés à la résistance civile, des combats de plus en plus violents ont éclaté surtout dans le nord et le nord-est du pays où l’armée d’indépendance Kachin (KIA) multiplie les attaques et fait face aux ripostes de la junte.

Les combats se concentrent autour de la base militaire Alaw Bum, située sur une colline d’importance stratégique, proche de la frontière chinoise.

L’Armée de l’indépendance Kachin (KIA) avait attaqué et capturé cette base le 25 mars dernier – qui depuis 1987 était occupée par l’armée birmane (Tatmadaw).

Depuis, la junte tente de reprendre la colline, en déployant plusieurs centaines de troupes terrestres et au moins deux avions de chasse. En vain, si l’on en croit les journaux locaux Myanmar Now  et The Irrawaddy. L’armée aurait subi de lourdes pertes, dont le commandant d’un bataillon d’infanterie. « Tout est sous le contrôle de la KIA », a déclaré le colonel Naw Bu, porte-parole de l’Armée de l’indépendance Kachin.

En 2015, dix groupes rebelles avaient signé un cessez-le-feu. Mais le putsch du 1er février l’a fait voler en éclats. Plusieurs factions rebelles se sont déjà ralliées à la résistance civile afin d’accroître la pression sur la junte. Depuis, de violents combats ont éclaté dans plusieurs régions, faisant craindre un embrasement général.