Changer de régime alimentaire pour sauver la planète !

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Une nouvelle commission internationale a été mise en place pour travailler sur une vision transversale de l’alimentation incluant la santé mais aussi le futur de la planète. Pouvez-vous nous présenter cette commission et son travail ?

Cette commission internationale a été mise en place par le journal scientifique Le Lancet et EAT, une Organisation Non Gouvernementale Suédoise qui travaille sur la transformation des systèmes alimentaires. Cette commission s’appelle “The EAT – Lancet Commission on Food, Planet and Health” qui se traduit en français par la commission sur l’alimentation, la planète et la santé. Ce titre n’est pas anodin, il montre la volonté de cette commission de travailler sur les systèmes alimentaires pour parvenir à un consensus scientifique définissant un régime alimentaire sain et durable.

Les chercheurs qui composent cette commission ont réalisé le premier examen scientifique complet afin de proposer une alimentation saine à partir d’un système alimentaire durable et d’actions qui peuvent accélérer la transformation du système alimentaire. Ceci ayant au final pour but d’améliorer la santé de la population mondiale tout en respectant au mieux l’environnement et plus largement la planète.

Quels sont les principaux résultats publiés par cette commission ?

Tout d’abord, c’est un constat global important. En 2050, 10 milliards de personnes vivront sur terre. Avec cette croissance de la population, si l’on souhaite limiter l’impact environnemental de notre modèle alimentaire et donc le réchauffement climatique, mais aussi si l’on veut sauver plus de 11 millions de personnes par an de décès dus aux différentes formes de malnutrition (sous nutrition et obésité), il va falloir adopter des régimes alimentaires plus durables. Ils devront absolument prendre en compte le rôle majeur de l’agriculture extensive, en particulier de l’élevage du bétail, dans le changement climatique, la destruction de la faune et la pollution des rivières et des océans.

Et ensuite un constat plus spécifiquement lié aux régimes alimentaires : ilapparaît très clairement qu’à l’éche.