Droits et protection des enfants : L’implication des médias sollicitée

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Elles disent ne pas être contre les sujets d’actualité, mais il serait mieux de créer l’actualité, notamment promouvoir la production d’articles d’initiative.
Selon le journaliste Oumar Seck Ndiaye, « les seules fois où les enfants font l’actualité, c’est seulement quand il s’agit d’une catastrophe, d’un drame qui les concerne et qui va créer l’émotion afin de manipuler les foules ».
Il considère même que la recherche de scoop et les sujets politiques absorbent plus les préoccupations de certains médias sénégalais au détriment des enfants qui ont le droit d’être informés, mais sont malheureusement livrés à eux-mêmes.
« Les productions d’ailleurs gagnent du terrain à cause de ce manque de créativité et de volonté des locaux », blâme-t-il.
En marge du forum d’échanges avec les journalistes sur leur rôle dans l’éducation des enfants, les panélistes sont revenus sur les droits et comment protéger cette frange de la société. Même dans le traitement des sujets les concernant, la façon de relayer et de traiter l’information demande une certaine attention, sinon, certains traitements sont passibles de cinq à 10 ans de prison, comme la diffusion d’images d’une personne mineure (de moins de 18 ans).
« Il y a des jeunes qui font de belles choses, des exploits, mais personne n’en parle », déplore le consultant et critique des médias.
Toutefois, les défenseurs des droits des enfants revendiquent une forte implication des « bons journalistes » dans cette cause noble, en tant qu’influenceurs.