Haïti : Le Premier ministre nomme un nouveau ministre de la Justice

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Liszt Quitel, aura dorénavant la charge des deux ministères, indique le numéro spécial du journal officiel Le Moniteur, daté du 15 septembre. 
 
Renald Luberice, le secrétaire du Conseil des ministres a, quant à lui, démissionné, disant qu’il ne pouvait servir un Premier ministre soupçonné de l’assassinat du président. De nouvelles preuves sont apparues reliant Ariel Henry à l’un des principaux suspects dans le meurtre du président Jovenel Moïse.
 
 
Jovenel Moïse a été abattu dans la nuit du 6 au 7 juillet par un commando d’hommes armés qui se sont introduits à son domicile situé sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, amplifiant la crise politique traversée par Haïti.
 
Selon les procureurs, les relevés téléphoniques montrent qu’Ariel Henry et le suspect, un ancien fonctionnaire du ministère de la Justice, se sont parlé quelques heures seulement après le meurtre du président haïtien.
Ariel Henry a nié toute implication dans le meurtre et limogé le procureur général d’Haïti Me Bed-Fort Claude qui cherchait à l’inculper en tant que suspect dans le meurtre.
 
Le Premier ministre a reçu l’appui de la communauté internationale, longtemps restée muette face à cette crise politique.
Les diplomates membres du Core Group (qui rassemble les représentants en Haïti des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Organisation des États américains ainsi que les ambassades d’Allemagne, du Brésil, du Canada, de la France, des États-Unis et de l’Espagne) ont rencontré Ariel Henry à sa résidence officielle.
 
« Le Core Group […] encourage les efforts entrepris par le Premier ministre, les acteurs politiques, et la société civile haïtienne pour trouver un accord consensuel permettant la mise en place d’un gouvernement inclusif et d’accélérer le retour à un fonctionnement normal des institutions démocratiques par la tenue d’élections », selon le communiqué publié mercredi soir.
 
Le corps diplomatique insiste par ailleurs pour que « toute la lumière soit faite sur l’assassinat du président de la République Jovenel Moïse et que ses auteurs soient recherchés et traduits en justice, dans le respect des principes de l’État de droit ».