Hôpital Le Dantec : le processus de délocalisation suit son cours

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La délocalisation de l’Hôpital Aristide Le Dantec annoncée pour le 15 août 2022 en raison de sa rénovation est déjà en cours. Selon le Directeur de l’Hôpital les équipements de plusieurs services dont la maternité, l’urologie, l’ophtalmologie, la médecine interne, quelques laboratoires ont été délocalisés. Il précise que le processus va se poursuivre toute la journée et peut être demain. Il a aussi indiqué que pour l’oncologie pédiatrie les malades seront évacués à l’Hôpital Dalal Jamm cette après-midi ou le service est opérationnel.

« L’hôpital le Dantec ne ferme pas ses portes, mais délocalise ses services. Je pense que vous avez vu les camions. Nous avons délocalisé les équipements de plusieurs services dont la maternité, l’urologie, l’ophtalmologie, la médecine interne, quelques laboratoires. Le processus va se poursuivre toute la journée et peut être demain pour nous permettre de déménager le maximum possible d’équipements sur les sites dédiés. Les sites seront opérationnels dans le courant de cette semaine. Il a aussi indiqué que pour l’oncologie pédiatrie les malades seront évacués à l’Hôpital Dalal Jamm cette après-midi ou le service est opérationnel», a déclaré Babacar Thiandoum Directeur du Centre hospitalier national Aristide le Dantec Dakar.
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Magate Diouf membre du conseil d’administration de l’Hôpital le Dantec déplore qu’elles n’aient pas été informées à temps. « Nous nous avons été informés du déménagement le 10 août par communiqué via nos boites mail. Il fallait aujourd’hui qu’on se déplace pour constater de visu ce qui se passe. Parce que nous n’avons pas été informés à temps, pour qu’on puisse prendre les dispositions nécessaires. Pour les quelques services que nous avons visité, nous voyons que cela fonctionne normalement, mais pour le reste nous ne pouvons pas donner notre avis la dessus parce que nous n’avons pas été au courant du déménagement. Actuellement, il y a le service néphrologie, oncologie pédiatrie où il y a les enfants cancéreux ces deux services qui sont en fonction. Pour les autres, le déménagement est déjà effectif », dit-elle.

Interpellée toujours sur le même sujet, Awa Dombiaya, Présidente de l’Amicale des hémodialyses de l’hôpital souhaite ne pas transporter les mêmes soucis du Dantec dans les sites d’accueille. « C’est un statico ici. Nous sommes en train de déménager progressivement. Nous sommes allés visiter le site. C’est assez satisfaisant ce que nous avons trouvé sur place. Il y a des services qui sont en fonction. Comme vous le voyez ici au niveau de l’hémodialyse. Pour les autres services de l’hôpital, je ne sais pas trop. Il y a toujours des difficultés pour tout déplacement. Ce n’est pas facile, il faut le dire. Nous avons visité le site, on espère que ça se passe mieux qu’a l’hôpital le Dantec et que nous n’allons pas transporter les mêmes soucis qu’on avait ici. C’est-à-dire quelques fois y a un manque d’eau, un manque d’intrants d’héparine. Nous espérons vivement que nous n’allons pas transporter les mêmes soucis », a-t-elle indiqué.

Fa Gueye Fall, la vice-présidente de l’association hémodialyse, ne cache pas ses sentiments. « Nous sommes trop inquiet pour ce qui est du déplacement. Les gens étaient perturbés. On doit nous faire déplacer alors qu’on ne savait pas où devrions aller. Mais finalement, nous savons où aller. On nous a amené au hangar des pèlerins qui se trouvent à l’aéroport de Yoff. La présidente, le majore et le professeur, ont effectué le déplacement pour aller visiter les lieux. Ce que nous avons vu là-bas nous rassure. Notre seul grand souci, c’est la distance. Parce qu’il y a des gens qui viennent de loin comme Keur Ndiaye Lo, Kounoune, Rufisque, Thiaroye, Yeumbeul. C’est très difficile. Si nous pouvons avoir un véhicule qui pouvait prendre les gens au niveau de la Patte d’Oie. Notre première séance débute à 5 heures du matin », dit-elle.

Un patient interrogé, a préféré rester dans l’anonymat : « Pour le moment, nous suivons nos traitements normalement. Et nous savons aussi le site ou nous avons déménagé. Vous savez ils décident de nous amener au niveau du hangar des pèlerins ? Là ou nous devons descendre du véhicule jusqu’au site, il y a une longue distance. Si nous pouvons avoir un véhicule qui pouvait prendre les malades du rond point de l’aéroport jusqu’au site. C’est mieux. Parce que ce n’est pas tout le monde qui peut marcher cette distance. Il y a des gens qui marchent avec des bekilles, d’autre ont du mal à se tenir. Donc c’est difficile».

Hôpital Le Dantec : le processus de délocalisation suit son cours

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