Inde : la libération des meurtriers de Rajiv Gandhi fait polémique

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En Inde, la Cour suprême a autorisé la libération de six prisonniers impliqués dans l’assassinat du Premier ministre Rajiv Gandhi. Ils avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité en 1991. Cette décision divise au sein du parti du Congrès, dont Rajiv Gandhi était issu, et de ses alliés dans le Tamil Nadu.

Le 21 mai 1991, Rajiv Gandhi, en campagne pour le parti du Congrès, meurt lors d’un attentat-suicide dans le Tamil Nadu. Menée par les Tigres Tamouls, des indépendantistes du Sri Lanka, l’attaque fera quatorze autres victimes, en plus de la tueuse et du cerveau des opérations, qui se suicidera.

Trente ans derrière les barreaux

Six autres personnes, jugées complices de l’attentat, avaient été condamnées à mort, avant que leur peine ne soit commuée en prison à vie. Des voix s’élevaient pour soutenir leur demande de libération pour bonne conduite, après plus de trente ans derrière les barreaux.

La Cour suprême leur a donné raison et ils sortiront ce samedi 12 novembre. Au parti du Congrès, la colère domine. « Un crime aussi horrible et haineux ne peut pas être pardonné », a jugé le porte-parole Abhishek Singhvi. « Cela envoie le message qu’on peut tuer un Premier ministre ».

Le BJP peut se réjouir

Le parti d’opposition se retrouve cependant dans une situation complexe. Sonia et Priyanka Gandhi, la femme et la fille de Rajiv Gandhi, avaient accordé leur pardon. Au sein du parti DMK qui dirige le Tamil Nadu, un allié du Congrès, on se félicite de cette libération prématurée. Quant au BJP au pouvoir, il peut se réjouir de voir l’opposition se déchirer autour de cette sombre page d’histoire.