Julien Bayou riposte dans une interview et nie les accusations de violences psychologiques

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Accusé d’avoir exercé des violences psychologiques contre son ex-compagne, Julien Bayou a décidé de riposter dans une interview publiée ce mardi 4 octobre dans le quotidien Le Monde. Le dirigeant d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), qui a démissionné de ses fonctions à la tête du parti, conteste les faits et s’en prend à Sandrine Rousseau, la députée écologiste qui a rendu l’affaire publique.

Jusqu’ici il avait gardé le silence. Aujourd’hui, après sa démission de la direction d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou a décidé de donner sa version de l’histoire et de répondre à Sandrine Rousseau. Selon lui, la députée écologiste « est allée trop loin ». Dans une longue interview publiée dans Le Monde ce mardi, il estime qu’« il ne faut pas confondre féminisme et maccarthysme ». « Féminisme, oui évidemment, toujours. Le maccarhysme est un tout autre sujet. C’est dire : « J’ai des listes d’hommes », c’est porter des accusations que vous ne pouvez contredire car il n’y a pas d’enquête », développe Julien Bayou, évoquant un « dévoiement » du féminisme

Le 19 septembre, la députée avait déclaré sur France 5 qu’une tentative de suicide avait été commise par l’ancienne compagne du secrétaire national du parti écologiste, sous-entendant des violences psychologiques de la part de ce dernier.

« Anathèmes »

Julien Bayou réfute les accusations de « comportements toxiques » portées contre lui et les compare à des « anathèmes ». Il se défend d’avoir exercé des « violences psychologiques » en expliquant qu’il n’y a aucun fait manifestant son « intention » de nuire à son ex-compagne. Il ajoute : «On ne balance pas à une heure de grande écoute la situation psychologique de quelqu’un qui souffre ou des accusations sans élément ». Une manière de dénoncer encore l’attitude de Sandrine Rousseau.

Il rappelle avoir demandé à quatre reprises à être entendu par la cellule interne à EELV qui s’était auto-saisie après un mail de son ancienne compagne. Depuis, cette dernière, qui n’a pas été entendue non plus dans ce cadre, a officiellement demandé lundi à l’être « sous certaines conditions assurant la sécurité des témoignages ».

« Je retourne à l’Assemblée nationale ce mardi »

Interrogé sur les révélations de Libération qu’il faisait l’objet d’une « mise sous surveillance » par un groupe de militantes féministes, il assure avoir « hésité à déposer une main courante » en 2019. « J’ai dû demander à une femme militante de cesser d’enquêter sur moi et surtout de colporter rumeurs et accusations sans preuves », précise-t-il. Julien Bayou évoque « une instrumentalisation en vue d’un règlement de compte ».

Cette riposte n’arrive pas à n’importe quel moment, analyse Valérie Gas, chef du service Politique de RFI. Mais le jour où les députés reprennent le travail parlementaire. Julien Bayou s’est mis en retrait de la co-présidence du groupe écologiste à l’Assemblée mais annonce qu’il sera présent dans l’hémicycle et entend mener à bien son mandat. Une manière de signifier qu’il a l’intention de se battre.