Nouveau gouvernement au Burkina : Paul-Henri Damiba dévoile son équipe

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Moins de 48 heures après sa nomination, le Premier ministre Albert Ouédraogo a rendu publique la liste de son équipe de 25 ministres.

Le général Barthélémy Simporé, déjà ministre de la Défense sous Roch Marc Christian Kaboré, le président renversé par un coup d’Etat militaire fin janvier, conserve son poste, selon un décret publié le 5 mars. Il est élevé au rang de ministre d’État.

Parmi les autres ministres, Yero Boly, plusieurs fois ministre dans différents gouvernements de l’ex-président Blaise Compaoré, est nommé ministre d’État auprès du président du Faso, chargé de la Cohésion sociale et de la Réconciliation nationale. Des leaders de la société civile et des syndicats dont Lionel Bilgo (Éducation nationale et Alphabétisation) et Bassolma Bazié (Fonction publique) font également leur entrée dans le gouvernement. Six femmes figurent dans ce gouvernement, dont Olivia Rouamba à qui échoit le portefeuille des Affaires étrangères.

Lutte contre le jihadisme

Jeudi 3 mars, Albert Ouédraogo, un universitaire de 53 ans, avait été nommé Premier ministre. Le nouveau chef de l’Etat burkinabè, le lieutenant-colonel Damiba, 41 ans, a pris le pouvoir fin janvier après deux jours de mutineries dans plusieurs casernes du pays, renversant le président élu Roch Marc Christian Kaboré accusé d’inefficacité face aux violences jihadistes qui minent le pays.

Le nouveau président a fait de la lutte contre le jihadisme et la refondation de l’état burkinabè sa « priorité ». La période de transition avant un retour à l’ordre constitutionnel a été fixée à trois ans, selon une charte signée par le lieutenant-colonel Damiba, qui lui interdit de se présenter aux élections prévues à la fin de la transition.

La Cedeao face aux transitions

La durée des transitions est au coeur des négociations entre les pays de la région touchés par les putschs et la Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui réclame qu’elles soient les plus courtes possible. La Cedeao a jugé « inacceptable » celle de cinq ans fixée par le Mali, et ne cesse de réclamer un calendrier à la Guinée qui refuse de se voir imposer un quelconque délai. Elle ne s’est pas encore prononcée sur le calendrier burkinabè.