Sanctions contre le Mali : Guillaume Soro plaide pour un renouement du dialogue entre la CEDEAO et le Mali

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En sa qualité d’ancien Premier ministre, d’ancien Président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire; Guillaume Kigbafori Soro lance un appel à l’apaisement suite aux tensions suscitées par les dernières décisions prises le 09 janvier 2022, par les chefs d’État de la CEDEAO, contre le Mali.
« Lesdites sanctions nous apparaissent extrêmement sévères, voire disproportionnées. Avec une célérité inhabituelle, elles ont failli faire l’objet d’une résolution onusienne pour en accentuer le caractère particulièrement coercitif », a estimé Guillaume Soro.
Ainsi, il intercède auprès des présidents Macky Sall du Sénégal et Muhammadu Buhari du Nigeria, afin qu’ils usent de leur « leadership pour renouer le fil du dialogue entre la CEDEAO et la République du Mali ».
L’ancien Premier ministre rappelle que priver un État de droit d’accès à la mer, « constitue une violation de plusieurs instruments multilatéraux importants, tels que la Convention et le Statut de Barcelone, ainsi que l’accord d’Almaty entre autres, qui reconnaissent aux pays enclavés, le droit d’utiliser les océans dans les mêmes conditions que les États riverains, en ce compris le droit de traverser le territoire d’un ou de plusieurs pays en vue d’atteindre la mer ».
Il invite ainsi les Chefs d’État de la CEDEAO à reconsidérer leur posture en donnant une chance au dialogue et à la concertation, loin de la surenchère.
Son leitmotiv, dit-il, est de privilégier le dialogue, toujours le dialogue et la paix entre Africains, pour trouver des solutions africaines à tous les contentieux, y compris les plus complexes.
« J’invite également les Autorités de Transition du Mali à ne point céder à la tentation de la rupture du dialogue et à adopter une position conciliante, en dépit des tensions et autres pressions de tous ordres, pour aboutir à un compromis dynamique », ajoute-t-il.