Scandales à l’Assemblée – Oumar Youm : « Les institutions publiques doivent montrer le bon exemple… »

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Oumar Youm était l’invité, ce dimanche 27 novembre de l’émission J.D.D sur EMedia. Il a été interpellé sur les scandales à répétition notés au niveau de l’Assemblée nationale, dont la dernière en date concerne la falsification du règlement intérieur.

Montrer le bon exemple…

D’après le parlementaire, « les députés doivent s’améliorer dans leurs comportements, leurs ports, leurs manières de faire, dans les débats, dans la courtoisie, moins violents, moins belliqueux… Les institutions publiques doivent montrer le bon exemple. Ils doivent mener leurs actions dans l’exemplarité. C’est des députés. Normalement, le peuple attend que ses représentants soient des modèles« .

Des membres de notre société…

Il poursuit : « C’est en ce point-là qu’il faut effectivement condamner. Parce que, pour moi, un député, il y a des choses qu’il doit éviter. Quelqu’un qui a un mandat public doit faire des efforts de probité, d’intégrité, de transparence, de droiture. C’est évident. Mais je doute que le comportement de certains députés puisse atteindre ou ternir l’image de l’Institution car, il reste aussi que ce sont des membres de notre société« .

Voir le niveau d’incident par rapport à…

Oumar Youm trouve ainsi cette situation « regrettable« . Non sans préciser que « ce n’est pas que chez nous. Il suffit de regarder les faits divers pour voir tout ce que la Douane fait, sur les saisies de faux médicaments, sur les faux billets, qui ne concernent pas que les députés. Cette législature, c’est la 14e législature. Il faut voir le niveau d’incident par rapport à ça pour juger l’Institution de manière globale. Je ne suis pas là pour dédouaner. C’est 165 députés. Si on prend les deux législatures, c’est plus de 300 qui sont concernés. Si pour une année, deux ou trois personnes sont concernées par des incidents condamnables, regrettables, on doit dire qu’il y a quand même un sursaut à faire. Mais, de là à juger l’Institution et les députés de manière générale, c’est quand même aller trop loin« .

« Ce n’est pas qu’à l’Assemblée…

Selon lui, à partir des partis politiques, il faut une formation des hommes politiques. « Mais aussi redoubler de vigilance au niveau de l’école. Parce que je dis souvent que notre école, ce n’est pas pour avoir des journalistes, des avocats, des spécialistes en tout genre mais d’avoir des citoyens modèles d’abord. Donc, on doit faire l’effort de réconcilier l’école avec les valeurs civiques et citoyennes. C’est un effort à faire de manière générale. Quand on voit l’environnement socio-économique du Sénégal, on voit qu’il y a beaucoup de dérapages. Ce n’est pas qu’à l’Assemblée. C’est dans les partis. Quand on regarde les télévisions, quand on écoute les radios, on se rend compte qu’il y a un décalage« , a-t-il regretté.