Sécurité intérieure : Les 5 messages du Dr Mouhamad Ahmad Lô aux Sénégalais

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Même s’il a fait état des difficultés auxquelles lui et ses pairs sont confrontés depuis 1996, le docteur Mouhamad Ahmad Lô ne compte pas baisser les bras pour autant. Et il appelle les Sénégalais à plus de retenue, pour une paix durable dans le pays.
«Il faudra que l’on s’entende ici et maintenant sur plusieurs choses», a-t-il lancé hier à ses compatriotes, lors de la conférence religieuse tenue au Grand-Théâtre, pour alerter les autorités sur les menaces de mort dont ils sont victimes, au premier chef Cheikh Ibrahima Khalil à Ngabou.
«Sachez que le maintien de la sécurité et de la stabilité de ce pays est une responsabilité collective et non celle de l’Etat uniquement. Et sachez qu’un Etat qui perd sa sécurité et sa stabilité, ne pourra jamais émerger. Ne parlons pas de développement. Et vous savez que notre pays, vu les ressources naturelles qui y sont apparues, traverse des moments cruciaux et charrie des appétits. Il nous faut donc une autorité avertie, ferme et dissuasive dans ses décisions, pour continuer à garantir la sécurité intérieure», a-t-il déclaré.
Tout en rappelant : «Sachez que beaucoup de pays sont dévastés à cause de petits problèmes qui ont dégénéré. Et aujourd’hui, leurs populations souhaiteraient revenir sur leurs pas.»
Le Dr Lo de rappeler que «notre pays, de par ses différentes tribus et ethnies, et ses diverses croyances, est considéré comme un exemple et un domaine de coexistence pacifique et d’acceptation de l’autre. Et cela est un des secrets de sa stabilité».
Le religieux a, ainsi, ajouté que «l’exception de notre pays dans la stabilité qu’ont perdu la majeure partie des pays de l’Afrique, n’est pas due à l’existence des saints, comme le pensent certains. Les pays dans lesquels se trouvent des tombes des prophètes et messagers sont plus secoués et ont perdu leur stabilité».
Pour finir, il dira : «Nous sommes des gens qui appelons à la paix et à l’harmonie. Nous ne haïssons personne, nous n’insultons pas et ne souhaitons du mal à qui que ce soit. Mais nous resterons dans le chemin de la prédication et de l’enseignement. Et quiconque nous attaque à cause de cela, qu’il sache que nous sommes dans un État de droit. Si l’Etat fait son devoir, tant mieux. Au cas contraire, nous sommes encore là.»